un samedi soir d'orage....

un samedi soir d'orage....

Tombée dans le trou creusé par mes propres mains,

Que mes doutes, interrogations ont rendu invisible et béant,

Tombée dedans, un KO sans bruit car je réclame le silence...

Assise sur une terrasse, plein sud, des mirages de toi apparaissent, disparaissent,

A chaque seconde que ma tête quitte le sol , nez au vent

Elle est là, sa démarche, son profil, son parfum...

Partir, revenir, quelles significations cela a t'il ? savant sabotage....

Car il s'agit bien de cela, n'est ce pas ? couler la barque qui n'avait plus ses rames...

Par paliers, asphyxie lente de mes dernières certitudes

J'observe autours de moi ces nombreux visages qui semblent heureux

Je leur en veux de l' être, les larmes coulent, je m 'enfonce dans le sol,

Dégoupillage de l'intérieur, je me malmène, ce désir d' Elle est illégitime....

Mais à qui confier ce mal être infini, cet intimité dérangeante ?

Les deux pieds engloutis dans du sable mouvant,

je ne parviens plus à me sauver de cette emprise,

Je voudrais exulter ma colère pour que l'oubli prenne sa part, fasse sont boulot

Rien ne sort, tout se nécrose, s'agglutine, m'engloutit....

Existe t'il quelque part une pilule pour oublier ?

Laisser fondre sous la langue quelques minutes et renaitre tel le héro attendu

Donne moi mille cachets, un par souvenirs, qui me rende le sourire,

Qui me rende l'amour, la paix, l'évidence, la justesse, l'équilibre

Laisse moi être celle que je rêve d'être, une vie dedans, une vie dehors

L'aimer à son juste prix, car il m'a tant couté d'avancer, de faire, défaire,

J' étouffe d'avoir autant désirer et d' avoir le vide entre mes bras.

L' oubli serait le début d'une vie sans Elle, cette idée me bouleverse...

Si la souffrance doit me ramener à moi, alors qu'elle me transperce, et vite....

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