Eblouie...juste là....maintenant......

Eblouie...juste là....maintenant......

Un de ces matins irréels tant empruntés de douceur, je lève la tête, une lueur immobile appelle mon regard, alors je la cueille, timidement, et me fait transpercer...de part en part...un éclair dans ses yeux de couleur incertaine, douloureux de beauté, je sens la peur m'envahir...derrière ce si beau visage, que se cache t'il que je ne parvienne pas à voir....quelle piège, mirage, déception il y a...en sourdine, en apnée, comme une lame bien aiguisée....

Un de ces matins où j'ouvre mes bras à tant de proximité, je sens ton souffle dans mon cou, ta main malicieuse qui se forge un passage jusque sur ma peau, mes muscles ont mal de cette audace, j' en redemande mais n'ose aucun mot, pas même un sourire, je reste là, plongée dans la stupeur de cette lueur, l'ivresse de l'inattendue...

Un de ces matins aux saveurs inégalées du "jamais plus", je reste suspendue dans le temps, par une caresse incrustée dans les fibres de mon corps,comme une plume voyageuse, tellement espérée, envoutante, et me déroute...à l'évocation de cette douceur, de la finesse de ces mains, mon cœur cent fois s'emballe, se cabre, je tire sur les rênes, trop fortement, à m'en ouvrir les chairs, mais ne stoppe rien...la caresse s'envole, l'amour avec, seul reste gravée la brulure du souvenir...

Un de ces matins où j'y étais presque, arrimée à la perfection du moment présent... l'odeur du café brulant me donne la chair de poule, suis je encore dans mes rêves ou suis je debout...

je m'approche d'un point d'eau et m'y penche délicatement, je n'y vois rien, rien qui ne me ressemble, juste l'ombre de mon ombre...

le réveil sonne, mes tempes s'affolent, cette nuit le corps a souffert de tant d'espérances, et pourtant...un sourire complice sur mes lèvres, ce n'était qu'un rêve...soulagements, respirations, reprendre de l'air, rien de cette nuit n'a existé, tout est donc possible....

Un de ces matins, lorsque le réel m' arrive en pleine figure, que la vie se déchaine à l'intérieur de moi, que puis je faire d'autre que de l'éparpiller, la partager....

Cette lueur d'amour tenue à bout de bras, elle est pour celles qui sont là, dans ma vie, pour un instant ou plus, celles à venir aussi, et pour toi qui souffre ce soir de ce mal incurable, tu te reconnaitras...

Un de ces matins rouge feu que rien n' effacera...pas même la subtile trace de l' Inconnue....

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