Si j'osais.....

Si j'osais.....

Comment lui dire, au delà des mots, impuissants

J'ouvre la bouche, rien n'en sort, paralysie du cœur, du corps

Tombés sous des balles inoffensives et féroces en même temps,

Ma tête leur donne le feu, aiguise les lames,

Mon cœur les voudrait douces, tendres, éperdument pacifiques...

Comment lui dire, hisser le drapeau des mots simples, légers,

User de ma plume laborieuse et sincère, dénudée, vierge de tout,

Comment étouffer mon impatience, dérangeante, épuisante, dépendance...

Je sursaute à chaque pensée, image, vision,

Je construits, déconstruits, planifie, amplifie,

Des scénarios que je suis seule à voir, entendre, vivre

La solitude, victime dans le creux de mes mains, ravive la douleur

Ma tête, elle, riche de tout, ricane et se moque,

De ce cœur maladroit en quête...de corps à corps, de regards éperdus,

D'effleurements subtils, de baisers à couper nos souffles,

Ma tête, trop lourde, éclate, s'éparpille, m'abandonne

Comment lui dire... impossibles mots, ceux qui sonnent justes,

A vif, pigmentés, tranchants, aveuglants de vérité

Je les enferme et je les noie, un aller sans retour....

Car je me souviens de ce jour, en un seul regard, où j'ai perdu pied

A la recherche de tes mains, leur puissance dans les miennes,

Ton regard pénétrant, et ce sourire, que dire de ce sourire ...

Une Mise à terre, mise à nue, une connexion à la Vie,

Je happe la moindre posture, le moindre mouvement,

Je m'élance et me rétracte, étrange danse, mise à distance

Je souris à chacun de tes rires, l'enfant n'est pas loin, complice....

Comment te dire, à quel point je t'invente, te sculpte, te dessine, te désire

Et à chaque fois, à quel point je m'égare, me décentre, m'oublie...

Oscillations entre paradis et enfer, la distance est si proche

Mes ailes sauront elles éviter le purgatoire...

Ce soir la souffrance est douce, l'espoir est bien en place....

L' Espoir...d'un signe de Toi......

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