Cet amour là...

A celle que j'ai rencontrée pendant l'été 2009

Cet amour là, Qui me traverse le corps, le transperce, de haut en bas, qui s’empare de mes fragilités, mes difficultés, mes souffrances, s’obstine à donner du sens à mes doutes, mes questionnements, mes errances…. Qui est là, en sommeil, prêt à bondir, jours et nuits, et dont le réveil salvateur si doux est comme une greffe puissante de bonheur… Le bonheur de sentir dans mes veines ce sentiment si difficile à décrire, tellement il m’était étranger, et je vois à présent à quel point il a pu me manquer, à quel point à lui seul il peut me faire faire des choses incroyables…. J’ai maintenant la certitude de ne pas avoir été une seule fois transporté à ce point là par la liberté absolue d’aimer, ne plus vivre sous l’emprise de la peur de perdre l’Autre, de se perdre soi dans les méandres de la dépendance, de la révolte intérieure qui abime, plus de combat à mener, juste sentir dans chaque parcelle de mon corps, cette légèreté indescriptible d’être en paix….

Je sais qu’il sera à jamais ancré en moi, cramponné en moi, comme cet enfant que j’étais et qui n’a pu le faire lorsqu’il en a eu le plus besoin…

je sais que rien ne me l’enlèvera, pas même la distance, pas même la guérison, il est là pour toujours, indéracinable…

Je sais qu’un jour j’aurais moins besoin de toi, et peut être plus besoin de toi, que l’amour sera toujours là…Cependant lorsque j'y pense, à cet instant précis, la terreur me happe…comme un trou béant dans lequel je tomberai, je m’écraserai….

Chacune de nos rencontres, étreintes, confrontations, chacun de nos échanges me remplissent d’une foi inébranlable en la vie, en moi, en la nécessité du lien….les coups de « grisou » sont alors moins corrosifs, tranchants, lorsque je te pose sur mon épaule, que je te les raconte… Avant-hier, face à toi, dans tes yeux, dans tes bras, j’ai senti cet amour gigantesque d’une mère pour son enfant, j’ai senti sa force, sa pureté, je me suis appuyée sur toi, et l’ai laissé m’habiter, tout en entier…. Pour chacun d’entre nous, Il y a des rencontres qui sont de l’ordre du céleste, le plus difficile étant de la reconnaitre, de s’y accrocher…

Pour moi ce fut Toi

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