Des bulles par milliers...

Des bulles de champagne, test de l'équilibre entre la retenue et l'abandon,

Lorsqu' elles bousculent mes sens, l'ivresse de la Vie

Dans chaque recoins de mes veines,

Lorsqu' elles agitent mes mots, lorsque mes mains effleurent et convoitent,

Lorsque mes pensées se dissolvent dans l'alcool, pour ne laisser que l'envie...

Des bulles si légères, à en être transparentes, virevoltent et se brisent,

Sur le bout de ma langue, puis Au fond de ma gorge, et dans le creux de mon cœur,

Des bulles qui explosent, éclat de cristal d'une vie bien rangée, l'équilibre se rompt,

Et le désir prend le pas sur tout le reste, ces bulles sont indomptables...

Des bulles d'eau, des larmes de joie, celles de l'inattendue,

Celles du hasard qui n'en sera jamais un, de la seconde qui change tout,

A l'intérieur de mes yeux qui s'abreuvent de tout, rien ne leur échappe...

Chaque odeur, chaque note, chaque son, chaque pas aussi léger soit il,

Des bulles de mots, entre deux conciliabules, deux pensées insolentes,

Deux phrases incomplètes, mâchoires serrées et bouches timides,

Des bulles de magiciens, j'y mets ce que je veux, j'y mets mes rêves

Mes audaces et mes chemins hors piste, j'y mets mes inaccessibles

Mes chimères et mes inespérés, j'y mets mon chemin de vie...

Des bulles de chaleur, le corps à nu, sur une étendue d'eau, ou de sable, ou de braises,

Des bulles d'air, celles du papier cadeau offert à l'être aimé,

Que des mains timorées hésitent à ouvrir, le cœur bat vite, le cœur se serre,

Et le cœur bascule, le déséquilibre est parfait, plus rien est à combler...

Des bulles de savon, celui qui s'invite sur ma peau, odeur enivrante,

Le corps délassé, des idées de voyage dans la paume de mes mains,

Il suffit de tendre le bras, il suffit de fermer les yeux, il suffit d'ouvrir mon âme...

Des bulles d'oxygène, lorsque les bouches à bouches n'y suffisent plus,

Des bulles par milliers qui sonnent le glas, celui de la vie qui se vit,

Le tronc de l'arbre qui retrouve le gout de la sève,

L'eau du ruisseau qui reprend son cours, fluide et harmonieux,

Et j'ai compté les 18250 gouttelettes qui chaque jour ont été parsemées

A la seconde où j'ai ouvert les yeux après 9 mois d'un sommeil si doux...

Des bulles d'amour, à perte de vue, l'horizon parfait d'un ciel généreux,

M'offrant sur un plateau d'argent un cœur tombé de haut...

J'ouvre mes bras à cette dizaine qui commence, et à celle qui se referme,

J'ouvre mon cœur à tout ce qui viendra le toucher, l'effleurer, le chambouler,

Le renverser, le kidnapper, le faire frissonner, l'aimer, l'apprivoiser,

Je t'ouvre mon cœur...

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