Le temps d'un Festival, d'une émotion...

Ca a commencé comme ça, en fanfare, avec l'enfance...

"Le jardinier" et ses souvenirs, il plante, il patiente, il récolte, il partage,

Il se souvient, les peines de cœur de l'enfant, l'envie de comprendre, d' apprendre,

D'un coté l 'impatience et la curiosité, de l'autre la sagesse et la transmission,

Et ce personnage qui est tant à la fois, mon grand-père, ma grand-mère,

Un bout de moi aussi, ou bien est-ce juste la nostalgie du manque, allez savoir...

J'y ai revu l'amour de Mamie, avec ses tartes, ses gateaux, ses yeux gris emplis de "je t'aime"

L'étrange personnage qui était mon grand-père, bottes en caoutchouc aux pieds,

Salopette bleu trop grande, le buste courbé à planter, ramasser, arroser

Dans le silence absolu d'un jardin qui m'était si étranger...

Puis il y a eu des rires, des énormes rires, et des maux de ventre,

Des rires propulsés à 5300m d'altitude, au Ladakh, "le Dalai et moi",

Les anecdotes si réalistes d'un trek himalayen, la joie explose,

Le cœur avec, curieux mélange de nostalgie et de souvenirs,

Moment de bonheur partagé avec un cœur que j'emmènerai bien là-bas, un jour...

Le lendemain, j'ai rendez-vous avec Simone Veil, mes yeux pétillent,

Ses femmes sont folles, admirables, touchantes, magnifiques de sincérité,

La salle comble est debout à la fin du spectacle, les yeux sont chamboulés...

Et pour clôturer cette journée, rencontre avec Le Petit Poucet revisité,

Mon âme d'enfant pointe le bout de son nez, mon cœur s'emballe,

Mes mains battent le rythme, les enfants sont aux anges, je savoure...

C'est ça le Festival, des morceaux de notre vie en quelques heures,

Des larmes et des rires et des creux et des pleins,

La vie tout simplement qui se joue sous nos yeux médusés...

Retour à l'accueil