Mes yeux se ferment...

Vendredi 15. 13h. La télé est allumée. Les images défilent. Mon nez tombe dans mon assiette; Mes yeux se nourrissent du vide, hors écran. ils refusent d'y aller...

Mais très vite la curiosité me happe, m'appelle, me vampirise, alors je tourne la tête, dans le sens des aiguilles d'une montre, mon cœur accélère, mes pupilles se dilatent, ma gorge se serre, l'air ne passe plus...la larmes sont au bord, tout au bord, je les retiens, je ne veux pas de ce partage là...

Le ventre se noue, les souvenirs reviennent, tels des boomerangs, Charlie, le Bataclan, j'ai mal dans mon corps. La tristesse m'est tombée dessus, lourde et envahissante, je me ferme. Je m'enferme.

Je retourne dans mon assiette, le cœur vrillé, figé, atterré, abruti de ce non sens...

Je voudrais à cette minute du silence, du calme dans ma tête, de la paix dans mon corps, mais c'est un peu le champs de bataille, la-dedans, le désordre et la désolation.

Ce soir, il me fallait l' écrire cette tristesse, cette fissure, cette abomination, il me fallait l'exorciser ce diable que certains Hommes ont dans leur corps, du sable noir dans leur cœur...

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