Un vent de Liberté...

Le film démarre comme ça...

Teddy décide de passer un an seul en Alaska sur le lac Baikal, une quête intérieure, l' obsession d'une liberté qu'il aurait perdu ou peut être jamais trouvé...gagner en sérénité dit il, et plus loin, il dira aussi "la sérénité ne se gagne pas, elle se découvre... "

J'ai regardé ce film comme on lit un livre, j'ai bu les paroles, j'ai avalé les images, j'ai pleuré sur la musique, je me suis évadée, j'ai eu les frissons du froid, et les larmes de l'envie, j'ai ressenti un vent de liberté au plus profond de mon ventre, pas pour fuir mon présent, mais pour l'enrichir, pour le partager, ces grands espaces, ce silence absolu, parfois obscène tant il est prenant, pénétrant, absolu...

Combien de temps tiendrais je la-bas seule ? Que savons nous de nos limites ? nos capacités ? Que savons nous de nous....

Au delà de ces fantastiques images qui trouent mes yeux aventureux, je sors de là un peu groggy, chancelante, je sens qu'il y a quelque chose qui se joue dans mon cœur, mélange de mélancolie et de paix intérieure...paradoxe étrange que j'ai du mal à décrypter...

Une partie de moi vit dans des grands espaces silencieux et hostiles, symbole extrême de la liberté d'exister, et une autre partie vit entourée de chaleur, de douceur et de tendresse, de mains, de bras et d'une âme amoureuse...

Il n'y a pas de choix ni de renoncement à faire, il n'y a pas de préférence à avoir, il y a juste de l'amour à donner à ces deux parties de moi qui aujourd'hui n'en font qu'une...

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