Le coeur qui se bat...

"Mal au cœur, plus le cœur à rien, cœur de pierre, le cœur en miettes,

Cœur d’artichaut, pas de cœur, cœur en or, le cœur brisé,

Cœur sur la main, avoir bon cœur, rire de bon cœur"

Le cœur. Les premières secondes de la vie. Affolé. Ivresse de la peur.

Puis les battements doux, maternels, du lien qui se noue, de l’amour qui est…

Parfois, on ne sait plus. Lequel est le sien, celui de l’autre.

Quand tout l’espace est pris, que l’air ne passe plus,

Deux cœurs attachés, deux vies en absence.

Parfois, l’abandon, le rejet de ce qu’il est, cœur étriqué,

Brulures du sel de ses larmes, sécheresse de sa solitude,

Il prend sa place en plein désert, mouroir éphémère ou fin de vie,

Parfois, il s’étrangle, de trop de pleins, de trop de bras,

Etouffoir, il va chercher sur d’autres rives un filet d’air, s’y engouffrer…

Parfois, il se blesse, heurtant des cœurs à épines, crevasses béantes,

Cicatrisation impossible…

Parfois il s’enflamme, roucoule, assiégé par des chimères amoureuses,

Il s’endort sous des tonnes de mirages, clowns d’apparence,

Parfois, il se camoufle, s’abrite des erreurs, des coups bas,

Se perd et se retrouve, vacille et se relève,

Parfois il s’enrage, rouge de honte, de colère, de violence enfuie,

Il sort de ses gonds, il se bat, se débat,

Il prend de la place et perd la sienne…

Parfois il est tout cela en même temps, dans l’ordre et le désordre,

A se demander où est le commencement du chemin de la vie.

Et puis Un jour, le cœur en paix, en mode pause, l’état de grâce,

Un jour, le temps suspendu, sans prise ni méprise,

Ni soumis ni bourreau, un arrêt, une évidence,

Un éclair après la foudre, un message des cieux, une prière entendue,

Un cœur habité qui invite le mien…à une danse,

Connivence des mains, les corps qui se touchent, délicatesse,

​Le cœur en chamade, le cœur à sa place, le cœur en entier,

​Le cœur en apnée sous les silences des baisers

​Accroché comme jamais à la chair de l'amour ...

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