Des ailes pour des Elles...

Des ailes, des Elles, des « L »

La force et la fragilité des Elles, leurs doutes et leurs certitudes,

Comme le feu contre les eaux, le blanc habillé de noir.

Le lieu où je me répare, où je respire et transpire,

La sage philosophe et le diable sournois,

Entre la danse de l’amour et celle des peurs inavouées.

Elle, je la veux infinie, immensément gracile, fougueuse,

Libre et affranchie, rebelle et tendre, des ailes dans le dos

Oiseau gracieux qui file à vive allure vers une destination inaccessible,

Chef-lieu du hasard, entre chemin perdu et terre amie,

Des ailes de l’ange, ange avoué, dévoué, celui qui répare les cœurs,

Qui arrondit les lames de couteaux aiguisés,

Qui retricote les trous du passé, relie les plaies bord à bord,

Ange discret, tellement qu’on en oublie qu’il est là,

Qu’on néglige son âme, sa délicatesse et sa générosité.

Ailes de papillon, planeur à ses moments perdus,

Le ventre à ras le sol, léger dans ses danses avec la brise.

Et puis il y a les « L », avec un ou deux, selon l’humeur,

Liberté ou labyrinthe, larmoyant ou légitime,

Laborieux ou lumineux, lassitude ou linéaire,

Tous ces Elles et ces ailes et ces « L »

Tournis des lettres dans tous les sens du terme,

Je souris, je me moque, de l’ordre et des fautes,

Du sens apparent d’une première lecture.

Je vous aime à n’importe quelle heure de la journée,

Vous me faites parfois passer des nuits creuses,

Peu importe, vous êtes mes plus précieux messages,

Ceux de l’amour, de l’ âme qui vibre et du corps qui vit,

Dans la splendeur d’un jour de fête et d’une nuit folle ;

Avec deux « L », deux ailes d’un ange passant,

Et deux Elles qui se sont enfin rencontrées…

Retour à l'accueil